Le taux du Livret A passe de 1,70 % à 1,50 % dès février 2026.
C’est officiel ! A partir du 1er février 2026, le taux du Livret A sera réduit de 1,70 % à 1,50 %.
Si cette décision était attendue en raison de la baisse de l’inflation, elle impactera directement le rendement des épargnants. Mais pourquoi cette baisse, et comment y faire face pour optimiser son épargne ?
Pourquoi le taux du Livret A baisse de 1,70% à 1,50% en 2026 ?
Le gouvernement justifie la baisse du taux du Livret A principalement par le recul de l’inflation et des taux courts. Mais aussi la volonté de rester fidèle à la formule de calcul réglementaire, ainsi que par la nécessité de contenir le coût de financement du logement social.
Un ajustement lié à la formule de calcul
Officiellement, cette évolution est présentée comme un « ajustement mécanique » dans un environnement de taux plus bas, assorti d’un léger geste en faveur des épargnants par rapport au taux strictement issu de la formule.
Le taux du Livret A est calculé à partir d’une formule prenant en compte la moyenne récente de l’inflation et un taux interbancaire de référence de court terme (type €STR ou Euribor).
En 2025, la décrue de l’inflation et la baisse des taux monétaires ont mécaniquement ramené le taux autour de 1,4%. Le gouvernement a toutefois retenu un taux de 1,5 %, présenté comme un « coup de pouce » par rapport à l’application stricte de la formule.
Une inflation en recul, un besoin de protection moindre
Le gouvernement souligne que l’inflation est revenue à un niveau proche de la cible de la zone euro, autour de 2 %. Dans ce contexte, la nécessité de maintenir un taux exceptionnellement élevé pour protéger le pouvoir d’achat de l’épargne de précaution serait moindre qu’en 2022-2023.
Dans sa communication, Bercy met en avant le fait que le Livret A conserve une rémunération réelle positive ou proche de zéro, et qu’il reste attractif au regard de l’environnement de taux actuel, tout en étant cohérent avec une politique monétaire devenue plus accommodante.
Le coût du Livret A pour le logement social et les finances publiques
Une part importante des encours du Livret A finance le logement social et certains besoins publics via la Caisse des Dépôts. Plus le taux est élevé, plus le coût de ce financement augmente pour l’ensemble du système.
Le gouvernement insiste sur la nécessité de trouver un équilibre entre la rémunération de l’épargne populaire et la maîtrise du coût des prêts au logement social, dans un contexte de marges budgétaires contraintes et de dette publique élevée.
Une cohérence affichée avec la politique monétaire de la BCE
La baisse du taux du Livret A est également présentée comme cohérente avec les baisses successives des taux directeurs de la Banque centrale européenne en 2025, qui ont ramené les taux courts de la zone euro bien en dessous des niveaux atteints lors du pic du cycle de resserrement.
Selon le gouvernement, maintenir un taux du Livret A trop déconnecté des taux de marché créerait des distorsions, encouragerait une sur-épargne en produits réglementés au détriment de l’investissement productif et pèserait sur l’intermédiation bancaire.
L’évolution des taux du Livret A de 2020 à 2026
Pour bien comprendre l’importance de cette baisse, il est utile de revenir sur l’évolution récente du taux du Livret A :
- 2020 : taux historiquement bas de 0,5 %, maintenu jusqu’en début 2022.
- Février 2022 : première hausse à 1 %, en réponse à la montée de l’inflation.
- Août 2022 : augmentation significative à 2 %, pour compenser la flambée des prix.
- Février 2023 : taux porté à 3 %, son plus haut niveau depuis 2009.
- Février 2025 : baisse à 2,4 %, une première après plusieurs années de hausses.
- Août 2025 : baisse à 1,70%.
- Février 2026 : baisse à 1,50%.
L’assurance-vie : une alternative au Livret A en 2026
Alors que le Livret A s’apprête à plafonner à 1,50%, de nombreux épargnants cherchent des solutions plus performantes.
Dans ce contexte, l’assurance-vie s’impose comme une alternative crédible, combinant souplesse, diversification et fiscalité attractive.
Contrairement à une idée répandue, l’assurance-vie n’est pas un placement bloqué pendant huit ans. Les rachats restent possibles à tout moment, même si la fiscalité devient plus avantageuse à partir de 8 ans.
Les contrats d’assurance-vie ont évolué ces dernières années. Certains proposent désormais des fonds en euros boostés, dont le rendement dépend d’une part investie en unités de compte. Cette approche permet de viser un rendement supérieur au fonds en euros traditionnel, tout en conservant une garantie du capital sur la part sécurisée.
Pour les profils prudents, l’assurance-vie permet également d’investir dans des fonds obligataires. Ces supports offrent un compromis entre rendement potentiel et maîtrise de la volatilité, dans un environnement de taux encore incertain.
Mais l’assurance-vie s’adresse aussi aux épargnants recherchant davantage de performance. Elle donne accès à une large gamme de fonds thématiques, actions ou diversifiés, permettant de s’exposer aux marchés financiers sur le long terme.
Certains contrats proposent également des supports investis en immobilier, comme les SCPI ou des fonds de private equity. Ces solutions visent un potentiel de rendement plus élevé, en contrepartie d’un horizon d’investissement plus long et d’un risque accru.
Le niveau de risque peut ainsi être ajusté en fonction du profil de l’épargnant et de ses objectifs. La diversification reste un levier central pour optimiser le couple rendement-risque, notamment dans un contexte économique incertain.
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