Le Plan d’Epargne Retraite (PER) franchit le cap des 150 milliards d’euros d’encours.
En cinq ans d’existence, le Plan d’Épargne Retraite a réussi ce que peu de produits financiers parviennent à faire : s’imposer comme un réflexe patrimonial. Fin 2025, les encours du PER ont officiellement dépassé les 150 milliards d’euros, répartis entre près de 13 millions de titulaires en France.
Ce cap symbolique mérite qu’on s’y arrête ! Non pour célébrer une statistique, mais pour comprendre ce qu’elle dit de l’intérêt réel du produit, de ses limites, et de la façon dont il s’intègre dans une stratégie patrimoniale bien construite.
Ce que disent vraiment les chiffres sur le PER
Avant la loi de finances 2026, le PER offrait un avantage fiscal particulièrement généreux : les versements volontaires étaient déductibles du revenu imposable quel que soit l’âge du titulaire, dans la limite des plafonds légaux (10 % des revenus professionnels de l’année précédente).
Une croissance de 20 % en un an
En 2025, les encours du PER ont progressé de 20 % sur un an et de 46 % sur deux ans. Une dynamique soutenue portée par les trois compartiments du produit :
- PER individuel (PERin) : 88,5 Md€, soit +21 %,
- PER d’entreprise collectif (PERCOL) : 33,86 Md€, soit +22 %,
- PER obligatoire (PERO) : 28,04 Md€, soit +13 %.
La part assurantielle (gérée par les compagnies d’assurance) représente à elle seule 74 % du total, soit plus de 114 Md€. C’est le canal privilégié des détenteurs de contrats d’assurance-vie souhaitant bénéficier de la déductibilité fiscale à l’entrée.
La part des transferts : un chiffre à ne pas ignorer
Une nuance essentielle que les annonces officielles tendent à minimiser : une fraction significative de ces encours provient de transferts d’anciens produits d’épargne retraite (PERP, Madelin, article 83) vers les nouveaux PER, et non d’une épargne nette nouvelle. La Cour des comptes estimait à 69 % la part issue de transferts au troisième trimestre 2023.
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Cette proportion a évolué depuis. En effet, les nouveaux versements montent en puissance. Toutefois, cela rappelle que la collecte brute doit être lue avec discernement. Ce qui compte pour vous, c’est la performance de votre contrat, pas le volume agrégé du marché.
2026 : des règles qui changent, une vigilance s’impose
La loi de finances pour 2026 introduit deux modifications au PER qui méritent une attention particulière :
- La fin de la déductibilité des versements après 70 ans,
- Hausse des prélèvements sociaux sur les rentes.
Ces évolutions ne remettent pas en cause l’intérêt fondamental du PER. Elles renforcent en revanche la nécessité d’une analyse individualisée, au cas par cas, plutôt qu’une souscription réflexe.
💡 Pour en savoir plus, découvrez notre article dédié, les évolutions fiscales du PER en 2026.
PER : ce que nous proposons chez Grisbee Gestion Privée
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- Analyse de votre situation fiscale réelle.
Avant d’alimenter un PER, nous calculons précisément l’économie d’impôt effective et la comparons au coût de la sortie future. Certains profils y gagnent significativement, d’autres beaucoup moins.
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